L'amour riait joyeusement,
Virevoltant parmi ces êtres que les Dieux, nomment froidement humains.
La mort quant à elle, épie dans l'ombre les corps des amants,
Elle attend patiemment son heure, cache sa joie de ses mains.
L'amour n'est pas dupe, elle aperçoit la sombre dame,Et sans cesser de tournoyer, va à sa rencontre.
«Que fais-tu là pêcheuse d'âmes ? »
La mort, là toise. Elle n'a que faire de l'amour, elle est contre.
«Ne me répondras-tu pas, faucheuse ? »
L'amour attend que la mort lui parle, lui réponde.
«Je n'ai rien à te dire, ma joyeuse »
L'amour sursaute, la mort à parler et sa voix est comme un feu qui la fait fondre.
La mort sourit, elle aime que les autres la craignent